AvantUn bon poste, une école de commerce, et l'envie de voir ce qu'il valait seul
Walid a 42 ans. École de commerce, une carrière de cadre en développement commercial dans de grosses structures du secteur informatique, un dernier poste au Luxembourg avec une rémunération confortable. En janvier 2025, il quitte tout ça. Pas sur un coup de tête, et pas contre son métier.
voir un peu ce que j'étais capable de faire
Son fils venait de naître, sa femme était en congé maternité. Il cherchait quelque chose de simple à monter, sans salariés à gérer, avec de la marge pour grandir. Le e-commerce cochait les cases. Un détail près.
je ne connaissais pas e-commerce du tout
Quelques mois plus tôt, il avait déjà acheté un premier programme e-commerce, validé par sa femme. Il s'est rétracté avant de vraiment commencer. Sa raison tenait en une phrase.
il n'y avait pas un accompagnement comme on l'entendait
Alors il a fait ce que très peu de débutants font. Il est parti en Chine, seul, sans connaître le métier. La foire de Canton d'abord.
pendant un mois, 250 terrains de foot avec 15 000 usines
Puis Yiwu. Il en revient avec un catalogue d'idées, un choc culturel, et un produit que personne ne vendait encore en France : un balai serpillère qui sépare l'eau propre de l'eau sale. Rien de sexy. Un objet que vous avez peut-être dans votre placard.
Franchement, je n'aurais jamais imaginé dire que j'allais vendre un balai serpillère, tu vois.
Et c'est exactement là que son histoire devient intéressante pour vous.
Tu vois, quand tu sors d'école de commerce, que tu as travaillé dans des grosses boîtes et qu'à la fin, tu te dis que tu ne vends pas les serpillards. Franchement, tu rigoles avant. Mais comme on dit, tu dis souvent, tout se vend en fait.