AvantTrois ans à pousser la brouette, une seule idée en tête
Gabriel n'a pas connu l'aisance. Il le dit lui-même, sans détour.
Je me sentais mal et je me disais : je suis pauvre en fait.
À 15 ou 16 ans, coincé dans un village où il ne se passe rien, il regardait déjà les podcasts de Théo Ritzy en cachette. Pendant trois ans, il a fait son apprentissage en aménagement paysager. Pelle, râteau, brouette. Et surtout, il a économisé. Salaire après salaire, en se privant, pour se donner une chance un jour.
Pour lui, ces économies étaient un vrai plan, pas un rêve vague de gamin.
J'ai pas mis de l'argent de côté pendant trois ans pour rien. Je me suis pas restreint pendant trois ans pour rien.
Vous voyez le genre de détermination que ça demande, à cet âge, dans ce contexte. Une famille qui ne pousse pas dans ce sens. Une mère décrite comme stricte, pas emballée du tout par l'idée de le voir entreprendre. Aucun exemple autour de lui de quelqu'un qui aurait réussi comme ça. Et malgré tout, cette conviction qui ne le lâche pas : cet argent devait servir à quelque chose.